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 Raconte moi une histoire... SON histoire ... [PV Raistlin]

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Mautühsshébooshkoozü
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MessageSujet: Raconte moi une histoire... SON histoire ... [PV Raistlin]   Ven 18 Avr - 12:16

"Entrez dans la Négligée et Décrépie cité de Sombrelune ! Ses rues dépravées et souillée par la suie et la cendre, sa grande place miséreuse et embrumée par l'infecte pollution, raviront vos sens et vous feront mourir d’asphyxie durant votre séjour ! Des paysages à couper le souffle et à vous faire perdre l’appétit ! Diverses activités très variées au grès des dédales de cet immonde labyrinthe ! Prostitution, vols, arnaque, règlement de compte, combats de chiens et de coqs, à Sombrelune tout est possible ! Venez vite nous rejoindre dans ce cadre tout à fait idyllique !"

Voilà à peu près à quoi devrait ressembler la brochure touristique de Sombrelune. Et n'allez pas dire que je suis d'un sarcasme étouffant, je vous promet de n'avoir qu'à peine exagérer ! Et quand bien même aurais-je forcé un peu le trait, venez, regardez, et osez me dire que j'ai tort. Une grande ville noire... Les maisons n'en sont plus depuis longtemps, ce ne sont plus que des machines, la cité n'est plus qu'un vaste complexe industriel.
On aurait dit une usine géante, qui crache ses volutes de fumée noire toute la journée.. Et aux heures de la saison morte où le ciel se pare de gris menaçant, cela renforce d'avantage le caractère lugubre de cette ville qui jadis se mourrait... Mais si vous voulez mon avis, à bien la regarder, elle continue d'agoniser...

Il est étrange me direz vous, pour un gnome de parler avec si peu de joie d'une ville entièrement mécanisée ! N'est ce pas là notre atout le plus précieux ? n'est ce pas là ce que nous autres aimons le plus ? Et bien sans hésiter je vous dirais que je préfère la crasse de Alamoss dans son désert cuisant, que l'air irrespirable de cette ville aux abois !

Marchant prudemment dans les rues du quartier populaire, bien couverte sous ma cape et mon capuchon de cuir, sous un parfait ciel de nuit noire, je me rappelais maintenant pourquoi je refusais tant à m'installée près de la capitale !
Nous étions passés par les ruelles des habitations de la ville, car le calme y était plus accentué qu'ailleurs et que nous devions à tous prix rester discrets..

Que faisais ici ? Vous en avez mis de temps à poser la question ! Et bien en toute malhonnêteté je vous aurais bien répondu " Qu'estcequ't'enaàfoutreéspèced'ignareàsixpattes" mais rien que pour vos beaux yeux je vais vous en dire un peu plus !
Attention FLASHBACK !

---

Cela faisait un mois que je tentais toutes les combines. UN MOIS que j'avais réalisé tous les testes inimaginables et possibles sur ce foutu morceau de verre ... Ho j'aurais pu m'en réjouir et facturer chaque minutes passées sur ce bordel ambulant à au moins 3000F (Fépalboneurs), à mon client !! Sauf que ce dernier avait tout simplement décidé de crever trois jour après m'avoir remis son bazar à étudier ! Il y'en a qui manquent pas de toupet j'vous jure !! Mourir sans m'avoir donné d'infos complémentaires, quel culot ! Je commençais sérieusement à envisager de faire réviser mes contrats à la hausse et revoir les petites lignes ! Quoi qu'il en soit, je m'éreintais à la tâche depuis plusieurs semaines. A peine arrivé dans le hangar j'avais d'ors et déjà sentit l'idée louche à des kilomètres... "Un miroirs lambda" à ce qu'il m'avait dit.. C'est ça pauv'cloche prend moi pour un pruneau ! Quand on m'amène un miroir à moi, c'est parce qu'il est tout SAUF lambda ; je n'étais pas dupe. Ce n'est pas que le miroir en question ne m’intéressait pas, bien au contraire ! Mais celui ci ressemblait à TOUT sauf à un miroir. Ce n'était ni un miroir sans Tain, ni un miroir de réflexion, ni un miroir de réfraction .. Le morceau de "vitre" n'était pas plus gros qu'un lutin des bois, juste suffisant pour y faire "passer" des babioles... mais ce qui était vraiment intriguant était ce qui l'entourait : Une machinerie complexe mais visiblement incomplète, faite de bric et de broc ... Et tantôt le verre semblait limpide, tantôt il semblait opaque... Parfois il n'avait même plus l'aspect d'un miroir mais d'un simple morceau de glace .. C'était à n'y rien comprendre. Je n'étais pas parvenue à faire traverser des objets par sa surface, si tant est que ce soit une porte vers les reflets... mais parfois dans la pièce des objets semblait disparaître tout seuls. Ce qui m'avait inquiété c'était que Sséki n'avait pas su m'en dire plus .. là ça devenait inquiétant ... J'avais donc pris une décision à contre coeur ...Emmener cet objet à "LUI" ...

---

Hé ho ? vous êtes toujours là ? le flash back est terminé ! Ha enfin !
Vous vous demandez sans doute mais qui ça "LUI" ? Sans vous répondre, oui parce que j'aime bien emmerder mon monde, je vous dirais juste que ce n'était pas tant que je n'avais pas envie de "LE" revoir ; Un bon client, qui plus est un très bon partenaire à OGEHEM (car j'étais plus souvent sa cliente pour ses hules, ses graisses et ses décoction acides utiles en bricolage, que vice versa) est toujours un plaisir à revoir. Ce qui ne me plaisait pas en revanche, c'est que nous avions dû quitter Alamoss pour se faire... une perspective qui ne m'enchantait guère. Traverser la moitié de notre monde pour rejoindre une ville à des lieues de mon commerce n'était pas fait pour me rassurer. J'avais quitté temporairement et à contre coeur notre quartier général en laissant mes acolytes s'en charger pendant notre absence. Je sortais très peu d'Alamoss. C'était mon QG, mon commerce, mon atelier... Nous devions être toujours sur le qui-vive, les milices étaient de plus en plus virulentes avec les fraudeurs et les mafieux tels que nous sommes... Et l'objet que nous transportions avec nous aujourd'hui n'aidait en rien notre cas ! La curiosité aurait tôt ou tard raison de moi, ça c'était une certitude..
"pauvr'idiote..." me sussurais je à moi même une énième fois.

Je regardais derrière moi mon petit convois. Quatre gnomes et un garou. les trois premiers pour tirer l'engin que nous avions installé sur une roulotte, le garou pour la sécurité (une hyène mâle du nom de shrikks (non ça ne se prononce pas ça se crache, en effet) et moi même pour guider le convois . Nous avions bien fais de prendre par le quartier populaire. L'heure était tardive, mais les Sombrelunois (j'ignore d'ailleurs si cela se dit comme ça), n'étaient pas franchement adeptes du sommeil, et chacun passait le plus clair de son temps au coeur de la ville et des rues commerçantes.. Et celui que je cherchais, possédait son humble échoppe à l’orée du quartier dans lequel nous déambulions en cet instant même ...
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Raistlin Majere
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MessageSujet: Re: Raconte moi une histoire... SON histoire ... [PV Raistlin]   Sam 19 Avr - 21:57

Depuis mon arrivé à Sombrelune, mes avancées quant à mes recherches sur ma maladie étaient plutôt médiocres, pour ne pas dire inexistantes. Il était long de se faire un nom, une réputation, de faire ses marques ou encore ne serait-ce que de s'installer convenablement lorsque l'on changeait totalement de vie. Rien que pour monter cette échoppe cela m'avait pris ce qui me semblait être une éternité. Or le temps était un luxe dont je ne pouvais profiter et qu'il m'était déconseillé de gâcher.

Je n'étais pas dupe pour autant, je savais pertinemment qu'il me faudrait un réseau, ou n'importe quelle autre chose du genre, pour me faciliter la tâche. Comment pourrais-je retrouver mon double dans ce monde si je devais m'y prendre seul par exemple ? Ce n'était peut-être pas impossible, même certainement dans mes cordes, mais cela me demanderait bien plus de temps que si l'on m'apportait de l'aide. Alors certes je préférais mon indépendance, mais j'étais apte à consentir à ce genre de sacrifices lorsque la situation le nécessitait. Et puis qui a dit que je demandais de l'aide ? Je savais être suffisamment subtil pour parvenir à mes fins sans quémander quoi que ce soit directement. Il était de toute façon hors de question que je me rabaisse à solliciter qui que ce soit, et ne parlons même pas d'attiser leur pitié en me confiant.

Bref, si mes recherches étaient restées plus ou moins au point mort depuis que j'avais changé de monde, mon intégration à Mirall se portait à merveille et mon implantation n'était plus à faire. Mon échoppe était reconnue pour ses produits naturels, choses qui pouvaient se faire rare dans le coin. Les affaires marchaient donc bien, même si l'argent ne m'intéressait pas outre mesure. Tant que j'avais ce qu'il fallait pour continuer mes recherches, le surplus m'importait peu.
Je m'étais également fait une petite réputation grâce à mes compétences, mon physique atypique se chargeant du surnom : le Mage aux Sabliers. La plupart connaissaient le don que ces iris m'ocroyaient. Cependant bien peu savaient ce qu'il m'en coûtait de posséder pareil regard.

Si mon commerce me servait à couvrir les dépenses nécessaires à mon objectif, cette renommée serait la clé qui me permettrait de l'atteindre. Il était surprenant de voir combien de portes s'ouvraient lorsque vos talents étaient reconnus et demandés. Bien que je n'ai jamais douté de mes capacités il va sans dire, il restait parfois stupéfiant de voir le changement de comportement d'autrui. Pauvres êtres faibles d'esprit qui ne jurent que par la célébrité, à en idolâtrer des gens qui les méprisent, si tant est que ceux-ci s'aperçoivent de leur existence un jour. Que la nature pouvait parfois être cruelle... J'ai eu de la chance à ce niveau là, quoi qu'elle se soit bien défoulée sur mon physique pour compenser.

Aujourd'hui cependant fut un jour quelconque, banal à en mourir. Nulle mission, aucune recherche de mon côté, même les clients furent plutôt rares. Cet ennui étant encore plus fatiguant qu'une tâche physique mais intéressante, j'entrepris de fermer boutique et d'aller me reposer. Si ma maladie avait relativement stagné depuis que j'étais à Mirall, elle ne s'était pas arrangée pour autant et j'avais donc toujours besoin de repos régulièrement, ainsi que de mon traitement quotidien.

J'alla poser ma casserole à sa place habituelle dans l'âtre encore éteint de ma cheminée sur le chemin me menant à la porte. Arrivé à cette dernière, je retourna l'écriteau afin de rendre visible le côté "Fermé" avant de verrouiller la porte. C'était l'avantage d'un commerce qui faisait également maison : je n'avais pas à rentrer jusqu'à chez moi après une journée de travail éprouvante. J'entrepris de jeter un dernier regard à l'extérieur avant de me détourner. Réflexe habituel, paranoïaque diraient certains.
Ce fut à ce moment là que je distingua un groupe se dirigeant droit vers moi. Les rassemblements n'étaient pas rares, toutefois celui-ci retint mon attention. La raison était simple, il me sembla reconnaître l'une des personnes de ce groupuscule.

Mes yeux en sablier me faisaient voir tout le monde à peu près de la même façon : en train de dépérir, dans un état avancé de décomposition en quelque sorte. Autant vous dire que tout le monde se ressemblait plus ou moins dans ces conditions. Cependant avec le temps j'avais appris à relever des détails insignifiants pour la plupart des gens, mais qui me permettaient quant à moi de mettre un nom sur chaque cadavre. Celui-ci était un Gnome, ou plutôt une, au nom tout aussi imprononçable que tous ses semblables dont je vous ferais grâce.

J'hésita à me détourner, disparaître et me dérober de leur vue avant qu'ils ne m'aperçoivent, pour aller me reposer. Je ne me sentais pas d'humeur ni en forme pour recevoir quelqu'un maintenant. Toutefois la dirigeante de OGEHEM était une alliée potentielle de poids. Dans le réseau d'informateurs que je tentais de me constituer, elle tenait une place importante et promettait d'être une valeur sûre. Elle s'était déplacée jusqu'ici, chose suffisamment rare pour être relevée. Et avec cinq larbins qui plus est. En clair pour résumer : j'avais peu de chances d'éviter la rencontre, et si j'y parvenais je risquais également de perdre ce contact.

Résigné, me permettant même de lâcher un soupir que personne ne put entendre, j'ouvris la serrure fraîchement fermée avant de pousser la porte. Lorsqu'elle fut entièrement ouverte, le groupe n'était plus qu'à quelques pas de mon palier. Cela pouvait donner l'impression que je m'attendais à leur venue, les recevant au moment même où ils auraient frappé à la porte. J'appréciais entretenir ce genre d'illusions, donner cette sensation que j'étais encore plus mystique que je ne l'étais déjà. Un sourire à la limite du narquois naquit même sur mes lèvres en voyant la réaction de certains dans leurs yeux.

Cependant il s'évanouit bien vite pour laisser place à un air impassible. J'étais de nouveau en public, je ne laissais donc plus rien au hasard ni ne trahissait le moindre signe de fatigue. Je jouais une fois de plus totalement mon rôle, et quelque chose me dit qu'il n'allait pas s'arrêter de si tôt.


"Bonsoir. Il me tarde de voir l'objet si important que vous m'amenez aujourd'hui ! Mais je vous en prie, entrez donc, nous serons plus à l'aise pour en parler à l'intérieur. Vous devez être fatigués après un si long voyage. Voulez-vous boire ou manger quelque chose ? Me déportant sur le côté pour leur laisser la place de passer, je repris cependant la parole avant qu'ils ne mettent un de leurs éventuels pieds boueux à l'intérieur. Oh ! Je vous serez gré de bien vouloir essuyer vos pieds avant. J'ai déjà toute la terre qu'il me faut dans ma serre, et je ne compte pas faire pousser quoi que ce soit derrière la porte."

Beaucoup n'aimaient pas qu'on leur dise quoi faire. Lorsque l'on y apportait une touche d'humour, les choses passaient parfois mieux. Je m'y essayais donc depuis mon arrivée à Mirall, bien que l'humour noir ou l'ironie que je privilégiais généralement ne plaisaient pas à tout le monde.
Concernant ma proposition, il s'agissait d'une simple formule de politesse, il était évident que ce n'était pas ici qu'ils allaient apaiser leur faim. Je n'avais moi-même pas un grand appétit, autant dire qu'il y avait déjà peu de nourriture ici. Puis je n'étais pas reconnu comme étant philanthrope. Je me contentais plutôt du minimum dans un cadre purement cordial dans une affaire.

Le plus intéressant finalement fut ma première phrase. Pas le bonjour non... La petite référence à l'objet qu'elle m'apportait. J'étais à peu près certains de faire mon petit effet auprès d'au moins trois quart d'entre eux en m'avançant de la sorte. Ceci dit à bien y réfléchir, il n'était pas trop difficile de deviner la raison de sa visite ici. La plupart de nos échanges habituels pouvaient se faire par intermédiaires, en m'envoyant des larbins qui reviendraient avec sa commande ou en utilisant des Garous comme livreurs. Si elle avait besoin de mes services en tant que Mage, elle pouvait toujours me donner ses directives par écrit ou attendre que je passe la voir comme il m'arrivait parfois.

Or elle s'était déplacée en personne. Cela supposait qu'elle n'avait pas la patience d'attendre mon éventuelle visite. C’était donc important. Elle n'avait pas confié la tâche à quelqu'un pour autant, ce qui signifierait qu'il y avait plus à porter qu'un message et qu'elle n'avait pas suffisamment confiance pour le confier à un larbin. Autrement dit, une chose physique. Enfin, c'était moi précisément qu'elle venait voir. Lorsque l'on connaissait ma faculté à voir l'histoire d'un objet et suite aux déductions établies auparavant, il devenait évident qu'elle m'en apportait un d'une importance particulière pour elle. J'avais peu de chances de me tromper.

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Mautühsshébooshkoozü
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MessageSujet: Re: Raconte moi une histoire... SON histoire ... [PV Raistlin]   Ven 25 Avr - 16:35

Une lumière, un regard, un verrou qui grince...
Raistlin mon ami ne fais pas celui qui ne m'a pas vu ! grognais je pour moi même alors que nous étions arrivés au bout de la rue qui menait à son échoppe. J'avais beau porter cape et capuchon, n'importe qui m'ayant déjà vu m'aurait tôt ou tard reconnue rien qu'aux mèches rebelles blondes s'échappant de la capuche... Bien que je ne soit pas sûre qu'avec la capacité de son regard étrange il les voit bel et bien blondes .. mais passons.
La porte ne tarda pas à s'ouvrir face à nous. Comme si il nous avait devinés depuis des jours ! je m'attendais presque à un "vous en avez mis du temps" mais je ne savais que trop bien qu'il n'avait nul besoin de phrase pour faire son petit effet. Pas sur moi Oh non, j'étais trop habituée et j'avais vu trop de choses dans cette vie pour me laissée surprendre par si peu, en revanche, mes larbins tombèrent dans le panneau avec une facilité déconcertante, offrant ainsi à sa vue trois visages ébahis, bouches grandes ouvertes et yeux ronds comme des hublots. shrikks fit exactement la même tête à ça près qu'il ne manqua pas de grogner .

-C'estpasfinibandedelopettes ?? Effacezmoicesgueuledechouettesdevostronches ouc'estmoiquim'encharge !! beuglais je de ma charmante voix bien caractéristique de la matrone gnome qui porte la culotte. Une voix reconnaissable entre toutes me dis t-on souvent.
je grommelais dans la foulée. Ils avaient le don de passer pour des idiots ! pourquoi les dieux m'avaient ils faite gnome je vous l'demande !!

je retirais ma capuche de mes mains de bébé laissant respirer à nouveau ma tignasse blonde.

"Bonsoir. Il me tarde de voir l'objet si important que vous m'amenez aujourd'hui ! Mais je vous en prie, entrez donc, nous serons plus à l'aise pour en parler à l'intérieur. Vous devez être fatigués après un si long voyage. Voulez-vous boire ou manger quelque chose ?"

"M'prend pas pour un merlan frit Raistlin, c'est pas chez toi que j'vais m'remplir la panse, vieille carne !"
Râlais-je en entrant lorsqu'il s'effaça, suivie de mes sbires qui galérèrent pour faire passer l'engin recouvert d'un drapé, par la porte.

"Oh ! Je vous serez gré de bien vouloir essuyer vos pieds avant. J'ai déjà toute la terre qu'il me faut dans ma serre, et je ne compte pas faire pousser quoi que ce soit derrière la porte."

"ha-ha-ha, répondis je sarcastique, Tu n'changes pas d'humour à c'que j'entends... A trop manger d'clown tu vas faire une indigestion et j'te préviens c'est pas moi qui éponge ..!"

grinçais je, massacrante. Si j'étais ravie d'être enfin arrivée, je ne l'étais pas d'être si loin de chez moi et cela se voyait ; mais je savais qu'il avait l'habitude depuis lors de m'entendre parler de la sorte.
note non négligeable : J'articulais toujours plus lorsque je m'adressais à d'autre races que les gnomes. Il semblerais en effetque dans le cas contraire on ait du mal à nous comprendre.. jenevoisabsolumentpaspourquoi ! bref.

"Qu'est ce que vous attendez tas d'souillons ?? Qu'on nous repèrent ??" leur beuglais je les deux poings ancrés sur les hanches. Oui vous avez remarqué, je suis de perpétuelle BONNE humeur...
Les trois gnomes finirent par arriver à basculer la machine à l'intérieur après un effort insurmontable, et basculèrent de même dans un petit fracas avec elle. Je les foudroyais du regard avant de m'en détourner tandis que la porte se refermait. Je détachais ma cape tout en minaudant :

"Je vois que tu as deviné pourquoi nous sommes ici, inutile de te faire un dessin..."

Ma petite main agrippa le drapé sombre de lin qui recouvrait l'étrange objet que nous avions traîné sur des kilomètres jusqu'ici... et fit enfin tomber le voile.
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Raistlin Majere
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MessageSujet: Re: Raconte moi une histoire... SON histoire ... [PV Raistlin]   Ven 25 Avr - 21:38

Petite question:
 
 
Ma pauvre porte... J'espérais que ces Gnomes n'étaient pas trop maladroits et qu'ils parviendraient à faire passer l'imposante chose sans encombre. Dans l'obscurité et de loin, je n'avais pas réalisé que l'objet en question était aussi gros. Sans compter qu'il était dissimulé sous un voile. A vrai dire, je devais bien avouer que je n'avais pas deviné du premier coup que cette curiosité était la raison de leur venue. Je l'avais prise pour partie intégrante du chariot, tel un contenant dans lequel se trouveraient les vives nécessaires au voyage. Bien évident, je n'avouais tout ceci qu'à moi-même et à personne d'autre. Puis quelque part, mon génie n'était que renforcé par cette erreur de jugement : j'avais réussi à y voir clair dans le fait que j'avais un objet à analyser sans même avoir remarqué cette chose plus que visible.

Manifestement Motusé... la dirigeante de OGEHEM (les Gnomes et leurs satanés noms...) savait s'entourer d'individus suffisamment compétents puisque ses sbires parvinrent finalement à faire entrer cette discrète fabrication dans mon humble demeure. A ce titre, il aurait été surprenant qu'ils n'aient rencontré nulle difficulté sur leur route en se promenant avec une chose aussi grosse et dont la dissimulation attisait forcément des curiosités. Or un groupe de Gnomes était une cible facile pour les bandits, que ce soit à tort ou non. Les préjugés étaient ainsi.

Cela ne me concernait pas cependant. Ils étaient là, l'objet à identifier aussi, c'était tout ce qui importait actuellement. Je referma la porte derrière eux tout en maudissant intérieurement cette intrusion. Oh certes leurs pieds avaient été nettoyés plus ou moins précautionneusement... mais ce truc alors ? Espérons qu'ils ne l'avaient pas trop fait traîner dans la boue en le portant de leur roulotte à mon échoppe. Fort heureusement ça semblait lourd et ils n'allèrent pas trop loin dans mon intérieur.

Après m'avoir confirmé non sans flatter mon ego que j'avais vu juste, mon interlocutrice s'attela à me révéler enfin l'objet de tous les mystères. Ma curiosité était piquée à vif je l'admettais, comme bien souvent lorsqu'une énigme se présentait à moi. Car ça allait en être une à n'en point douter. De la part de cette femme, surtout dans ces conditions, c'était presque une évidence. Ne détachant pas mon regard du voile, j'attendais patiemment que celui-ci ne tombe enfin.

Puis je fus soudainement pris d'une angoisse sans nom, qui m'occasionna un léger mouvement de recul tandis que je me souvenais de me contrôler, avant d'être pris qu'une quinte de toux particulièrement violente qui me fit tomber à la renverse. Je ne chuta pas au sens propre du terme grâce à mon bâton sur lequel je m'appuyais de tout mon poids, mais je fus suffisamment convulsionné pour être plié en deux et ainsi indirectement cacher mon visage et mes yeux. Savait-on jamais, cela me permit au moins de ne pas laisser paraître la terreur qui m'avait saisi l'espace de quelques secondes, bien que je n'étais pas certain qu'elle aurait été visible pour autant. Pour le coup, ma maladie allait m'aider, surtout que mon alliée en avait connaissance.. Elle paraîtrait seule responsable de ma réaction soudaine et dissimulerait ma faiblesse passagère.

Celle-ci était ma pire ennemie, une honte que je n'avais jamais révélé à qui que ce soit et que je n'ébruiterai jamais. J'avais failli vendre la mèche à l'instant mais je m'étais heureusement rattrapé à temps. J'aurais pourtant dû me méfier face à l'inconnu, m'attendre à tout et ne pas me laisser surprendre de la sorte. Surtout de la part de cette Gnome-là... Un miroir ! Evidemment... Et quelle fut ma peur ? Mon reflet tout simplement. Non ce n'était pas une plaisanterie douteuse comme feraient certains en prétextant qu'ils sont moches à se faire peur. Ma frayeur était réellement justifiée.

Bien que ma vision fut courte avant de m'en détourner, j'eus le temps d'en voir bien assez. Mes orbites étaient vides, mes cheveux n'étaient plus, ma peau en lambeaux manquaient à plusieurs endroits, laissant apparaître mes frêles côtes ou encore ma mâchoire déboîtée. Un moignon moisi pendaient mollement au-dessus de ma bouche décharnée, avant de comprendre qu'il s'agissait de feu mon nez. Bref, autant arrêter là la description si je voulais reprendre contenance au plus vite et faire passer ça sur le dos de ma maladie, qui venait de me relancer à cause de ce choc au passage. Contempler sa propre mort était plutôt traumatisant et jamais je ne m'y étais fait, m'obligeant à soigneusement éviter de voir tout reflet de ma propre personne.

Me redressant péniblement, j'essuyais le léger filet de sang qui coulait de ma bouche tandis qu'aucune émotion de ce que je venais de subir ne transparaissait en moi. J'entrepris alors de me déplacer jusque derrière mon comptoir pour y chercher ma concoction préparée avant l'arrivée de ces visiteurs.

 
"Veuillez m'excuser quelques instants, il faut que je me prépare une petite infusion. Je n'en aurai pas pour longtemps."
 
Une fois la précieuse mixture en main, j'alla la verser dans la casserole entreposée un peu plus tôt dans l'âtre de ma cheminée avant de l'allumer non sans frime. D'un simple mouvement de main, un petit jet de flamme fusa droit vers le foyer qui prit feu sans demander son reste. Certes j'étais encore plus affaibli après ces spasmes, mais je ne parvins pas à me passer de faire étalage de mes capacités, j'appréciais trop cela. Puis c'était un petit sort de rien du tout, loin de m'achever malgré mon état actuel. Je m'écroula tout de même dans le fauteuil le plus proche, près de la cheminée, trop épuisé pour revenir vers mes invités.
 
"Je vous en prie, venez prendre place, nous serons plus à l'aise pour discuter affaires."
 
Bien entendu, j'avais beau ne pas être au meilleur de ma forme, je n'en perdais pas mon discernement pour autant. Mes services n'étaient pas gratuits, je n'allais donc pas m'exécuter sans même négocier ma contrepartie. Et ça Motus (je la nommerai ainsi c'était décidé) le savait très bien, elle l'avait même probablement déjà anticipé. Puis de toute façon j'avais besoin de récupérer un peu mes forces avant de me concentrer sur la tâche, autant faire d'une pierre deux coups donc.
Ah petite précision : il n'y avait qu'un seul autre siège à mes côtés. J'avais rarement plus d'un visiteur à la fois. Et lorsque c'était le cas comme ce soir, seul l'un des invités était généralement réellement important, le reste n'était que de la piétaille. Aucune raison d'investir dans d'autres meubles en somme.

 
"Je vous écoute. Dites-moi tout ce que je dois savoir avant de passer à l'acte."
 
Une phrase qui incluait autant le paiement que d'éventuelles informations sur le miroir qui pourraient m'être utiles. Je pouvais voir l'histoire d'un objet, mais celle-ci pouvait être occulte. Toute connaissance complémentaire était bonne à prendre.
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Mautühsshébooshkoozü
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MessageSujet: Re: Raconte moi une histoire... SON histoire ... [PV Raistlin]   Mer 30 Avr - 15:51

Spoiler:
 

Nous avions tant essuyé de blizzards, de fournaises, de tempêtes, mais aussi d'affronts, d'attaques et de convoitises malsaines, que l'intérieur de cette modeste cahute "humaine" ressemblait pour moi au paradis, bien que ce ne soit pas mon cher atelier... Car en effet, comme il avait pu aisément le remarquer, cacher un tel objet sur des milliers de kilomètres était impossible.. Mais impossible n'est pas Gnomes et nous l'avions pourtant fait ! La raison ? J'avais du utiliser mon pouvoir presque quotidiennement pour se faire. Tantôt pour changer l'aspect de notre convoi matériel, tantôt pour changer notre propre aspect afin de ne pas paraître vulnérables.. Et si je n'étais effectivement pas à bout de mots j'étais bel et bien à bout de forces, même si j'évitais évidemment de le montrer ..

Seuls mes gnomes semblaient bien éveillés ; tétanisés, prostrés les uns contre les autres, toujours dans l'entrée de la pièce et suivant le mage des yeux comme s'il s'agissait d'un animal sauvage et dangereux !
Si je savais m'entourer, comme il le pensait si bien, d'hommes compétents, malins d'esprit et malins de leurs mains, ça n'en restait pas moins des Gnomes... et nous ne sommes pas réputés pour notre bravoure ou notre insensibilité à la peur ... Bien que je fasse plus ou moins exception. La perle de sang qui roula de sa lèvre ne me tira aucune grimace contrairement à mes sbires qui devinrent pâles comme des asticots.. La soudaine quinte de toux antécédente non plus . Elle me fis plutôt remarquer que si moi j'étais épuisée, notre hôte n'étais pas non plus dans la meilleure des formes ; mais cette fois cela me tira un soupir légèrement agacé :

- Quand décidera tu ENFIN de laisser OGEHEM s'occuper de ton cas ...? La technologie pourrait t'aider espèce de tête de bulot ! C'est pas faute de t'le rabâcher ... râlais je un tantinet.

"Veuillez m'excuser quelques instants, il faut que je me prépare une petite infusion. Je n'en aurai pas pour longtemps."

A bien le regarder je me doutais que sa maladie, dont j'étais plus ou moins avertie bien qu'il ne m'en eus jamais vraiment parlé, n'étais pas la seule cause de sa soudaine réaction assez violente dans son ensemble d'ailleurs.. Je ne savais pas trop ce qu'il avait vu là dans le reflet de ce petit bout de verre lorsque j'avais retiré le drapé, mais à deviner sa tête je crois que je ne préférais pas le savoir...

je ne retenais pas un énième soupir et allait m'asseoir quand il m'invita à le faire, ou plus précisément quand il désigna le seul fauteuil de libre à ses cotés, fauteuil qui était d'ailleurs quatre fois trop large pour moi. Je du à moitié l'escalader avant de parvenir à poser mes fesses là où on aurait pu en mettre quatre comme les miennes, sur le coussin. Je jetais un coup d'oeil à mes "hommes" ou plutôt à mes "demies portions", constatant que même s'il y avait eus plus de sièges ils ne se serraient probablement pas assis, vu la véritable torpeur dans laquelle ils étaient, venant d'ailleurs se coller derrière mon fauteuil toujours subjugué ou terrifiés par le mage. Cela ne manqua pas de m'exaspérer un peu plus.

"Je vous écoute. Dites-moi tout ce que je dois savoir avant de passer à l'acte."

Je le regardais droit dans les yeux, nullement impressionnée avec l'habitude d'avoir à faire à des regards étranges, et après un instant je fini par claquer des doigts près de mon oreille sous le nez d'un de mes gnomes qui presque aussitôt farfouilla dans la besace qu'il traînait derrière lui pour finir par me tendre un porte document de cuir scellé d'un cordon robuste.

".. Tout d'abord...Puisque je suppose que tu ne manqur'a pas de parler "paiement" ... voilà ton du ..."

répondis je avec un air grave sur le visage en jetant souplement l'étrange dossier devant lui sur la petite tablette qui siégeait entre les deux fauteuils...

Je savais pertinemment pour quelles raisons je faisais partie de son "carnet d'adresse". Après tout ne sommes nous pas tous liés par un intérêt propre à chacun ? Son intérêt à lui n'était pas banal...Il cherchait quelqu'un. Et pas n'importe qui ... Son reflet, à n'en pas douter. Et il n'était pas étonnant qu'il se soit tourné en partie vers moi pour parvenir à cette fin. Dans un métier comme le mien, le réseau informateur est un des piliers d'un empire commercial. J'avais ainsi récolté autant d'informations que d'informateurs pour emplir un dossier comme celui qui trônait à présent sur la table devant lui. Si cette pochette de cuir ne contenait pas le nom de celui qu'il cherchait, en revanche il avait de quoi engager de sérieuses pistes et rencontrer .. les "bonnes" personnes si je puis dire... Un sacré premier pas dans sa quête.

Après un silence j'ouvris à nouveau la bouche :

"Maintenant qu'on a parlé "business" on passe aux trucmoinsdroles ...hem .. "choses-moins-drôle" pardon .. me forçais je à articuler en ralant un peu.
Voilà des mois que je traficote cet engin du diable sans jamais réussir à en ressortir quoi que ce soit... J'avais ouïe dire qu'des fous s'amusaient à tenter d'recréer des miroirs ... Mais là c'est différent... Cette babiole infernale m'a été amenée par un démon dans l'genre louche et patibulaire, un peu savant aliéné sur les bords... Il voulait savoir si je pouvais le "réparer" tout en prétendant qu'il s'agissait d'un miroir lambda.. Mais à moins que ce type aime les miroir de poche gros comme des pachydermes, ça m'a sauté aux yeux qu'il me racontait des carabistouilles... Et comme entre temps il a eut la charmante idée de crever comme une grenouille sous la roue d'une charrue, je n'ai rien pu tirer de lui en terme d'informations... ce bazar à roulette est instable .. le miroir passe de l'état "claircommel'eaud'roche" , au brouillard purée d'pois cassés ..! Ça lui arrive de refléter, et parfois de voir autre chose de l'autre coté .. Ca n'a aucun sens ! Je n'ai jamais rien pu faire passer au travers ... Par contre ce saligaud à l'air de se servir aléatoirement dans la pièce où il se trouve .. Des objets disparaissent, des outils et j'en passe ... Mon.. "contact" de l'autre coté n'en sait pas plus ... Et c'est ça qui m'inquiète ... " concluais je enfin d'une vois plus sombre...
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